dimanche 24 août 2008

Virginia et moi

J’avais pensé tenir deux blogues. Un littéraire et un autre personnel. Je me rends comte que les deux sujets sont inséparables. Littérature et quotidien sont liés.

Je ne livrerai pas tout de moi ici. Ces pages seront un reflet de mon journal manuscrit. Je crois que les blogues représentent un nouveau genre littéraire. Ce genre peut être pratiqué par tous ceux qui ont accès à la technologie Internet. J’ai la conviction que même si ces courtes chroniques peuvent paraître narcissiques, mises ensemble elles sont le miroir de toute la société et formeront un jour de précieuses traces historiques. Je veux faire parti du courant.


Depuis quelques semaines, trône sur ma table de chevet Journal intégral 1915-1941 de Virginia Woolf. Chaque soir, avant de m’endormir, j’en lis une ou deux pages. Je ne suis pas pressée de le terminer. Il y a quelques années j’avais dévoré Journal d’un écrivain où sont rassemblés les passages du journal intégral qui touchent au travail d’écrivain de l’auteur. Le Journal Intégral de Virginia Woolf illustre bien comment vie quotidienne et littérature ne font qu’un. Après sa mort, son mari, Leonard Woolf, a réussit a extraire les passages qui avaient trait à la littérature mais Virginia elle-même n’aurait su compartimenter les deux aspects dans son écriture au jour le jour.

Je m'inspire donc de la grande Virginia et pour m’y retrouver dans mes notes de lecture, je mettrai en libellé le noms des auteurs dont il sera question dans mes chroniques.


samedi 23 août 2008

Comme les vagues

Bizarre comme la vie nous malmène. Comme remède, j’ai trouvé l’écriture, entre autre. Mais aussi, l’exercice alors je cours et je nage. Je sais qu'il faut aussi savoir laisser passer le temps. C’est d’ailleurs avec le temps que j’ai découvert la patience. Même à mille lieues du bonheur, je sais que je reverrai la lumière. Les sentiments vont et viennent comme les vagues.
Comme les vagues

dimanche 10 août 2008

Sou chanceux

La seule superstition que je n’aie jamais eu est celle de ramasser les sous noirs que je trouve dans la rue. Je ne connais pas la signification exacte qui entoure ce geste irrationnel mais pour moi, il représente le fait de saisir la chance lorsqu’elle se présente. En ce début d'après-midi, mettant un sou trouvé sur le trottoir dans ma poche, je me disais que je serais attentive à ce qu’il m’arriverait de spécial au cours du reste de la journée. Cela n’a pas tardé. En entrant dans mon immeuble, je salue A sur son balcon. Elle me dit « Bonjour Nessa, attends une minute, j’ai quelque chose pour toi .» A est une femme d’origine libanaise, cuisinière hors pair. Elle concocte de divines petites bouchées à la viande, aux épinards et au fromage enrobées d’une pâte délicieuse. La voilà qu’elle m’en offre une pleine assiette ! « Tiens, c’est pour toi, mange, c’est bon . » Puis, elle me regarde de haut en bas et me dit : « T’as un peu engraissé Nessa… mais ça fait rien, t’es belle pareil ! » La chance pure, ça n’existe pas…

Je revenais de la fête Bio Paysanne à la Tohu où on m’a convertie au Miso. En ce moment, un filet de saumon flotte dans une marinade à base de cet aliment que l’on qualifie du meilleur au monde, rien de moins ! Plus qu’un aliment, c’est un alicament aux multiples propriétés, prometteuses d’une longue vie en santé.

La fête Bio Paysanne 2008
En plus de visiter les kiosques de producteurs de produits biologiques québécois, j’ai particulièrement apprécié visiter l’exposition dans le pavillon principal où l’on peut admirer les sculptures en métal recyclé de l’artiste Éric Nadeau.
Robots
Ma prochaine visite à la Tohu devrait avoir lieu le 14 novembre prochain pour assister à une conférence de Matthieu Ricard, interprète français du Dalaï- Lama.

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