De tous les désirs non comblés au cours de cette existence, celui qui me laisse le plus sombre est celui de l'écriture. Manque de mots donc d'images pour illustrer, raconter, inventer. Trop de méditation faute de passage à l'acte. Même mes rêves m'échappent, je veux dire ceux de la nuits, vers lesquels je me suis déjà tant reposés. Le feu brûle toujours, la lumière intérieure est intense mais les volets ne sont qu'entrouverts laissant entrer si peu d'oxygène et ne laissant s'échapper que de faibles rayons. Peut-être que c'est ce que l'on nomme l'espoir?
Relire :
L'espèce fabulatrice de Nancy Huston
Histoire de s'entendre de Suzanne Jacob
deux essai parus presque en même temps qui traitent du besoin que les humains ont de créer leur propre histoire et surtout, de se la raconter.
La tiare d'argent Knopff
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